Mise en scène – notes de travail – 01

V.W.Mise en abyme de la fiction…

Quelques notes, en vrac. Témoins des découvertes au fur et à mesure du travail.

Mise en abyme de la fiction… Dans son essai :  Une chambre à soi, Virginia Woolf transparaît dans chacun des exemples choisis pour éclairer

son propos. Elle se met en scène sous le masque de la fiction.  Derrière cette posture, c’est Virginia qui se découvre, elle relie son destin à celui des autres femmes. Elle mesure le destin des femmes à l’aune de ce qu’elle-même a vécu : n’avoir pas fait d’études, par exemple.

                                                   

Voilà. On ne va pas appeler le spectacle Une chambre à soi mais  V.W. Une chambre à soi : il s’agit de mettre en scène le personnage de Virginia Woolf au plus près de la fiction qu’elle propose. Et, puisqu’elle propose cette incarnation de la pensée, allez, chiche, on envoie promener la « conférencière ».

                                                  

Est-ce qu’elle ne dit pas que la fiction doit être plus vraie que le vrai ? Alors, il faut emprunter le chemin de la fiction qu’elle propose pour dérouler le long cheminement de V. W. En avançant,  elle prendre conscience de son lien aux autres femmes. Quand elle écrit qu’« une multitude se trouve derrière la voix d’un seul»,  elle s’inclut dans cette lignée de poètes. Dans ces phrases-là on peut sentir pointer un peu de la mélancolie de Virginia Woolf : elle est à la fois Judith se suicidant – cette sœur  douée qu’elle invente à Shakespeare –  et cette conférencière portant sur tout ce qu’elle voit un regard aussi  acéré que sa plume.  Elle est là dans cet entre-deux : portant ce regard amusé et souffrant de l’impossibilité de suivre la voie royale à laquelle les hommes, eux, ont droit.

 

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